Confrontation: les idées mènent-elles le monde? | AxonPost

J'ai commenté:
Mon ami Sigmund faisait remarquer que «si l'auto-analyse était possible, la névrose n'existerait pas.» (S. Freud, citation de mémoire...) L'inconscient est et reste inconscient mais est connu par ses effets si bien que nous sommes parfois en mesure de découvrir les prémisses de nos "raisonnements" (pas toujours rationnels.)
Les recherches en psychologie cognitive (Aron T. Beck, David D. Burns) sont arrivés à un constat étonnant: dans la plupart des cas des troubles de l'humeur les raisonnements étaient tous logiquement erronée... Le Dr. David D. Burns présente ainsi les 3 principes auxquels ils sont arrivés:
1- “le premier principe de la thérapie cognitive est que toutes vos humeurs sont crées par la «cognition» ou la pensée.”
2- les humeurs ou sentiments sont toujours accompagnées par les pensées et croyances correspondantes.
3- “Le troisième principe est d’une importance capitale sur les plans tant philosophiques que thérapeutiques. Nos recherches ont démontrées que les pensées négatives qui causent vos tourments émotifs contiennent presque toujours de graves distorsions.”
...ce qui rejoint en partie vos propos.
Pris sous un autre angle, celui de la théorie de la communication, les erreurs logiques rendent le récepteur imperméable au signal: celui-ci atteint bien le récepteur mais le signal n'est pas décodé et n'a aucun effet sur le destinataire.
C'est pourquoi je me permets ici d'émettre certains doutes sur la possibilité que le questionnement puisse être une méthode pouvant être généralisée. Je suppose sur ce point que pour beaucoup, le questionnement vire à l'auto-justification ou à la fameuse «remise en question» à "perpète" qui mène droit dans l'mur... Le respect du principe de non-contradiction (et des autres règles logiques) et le respect des faits qui suppose le courage de voir les choses telles qu'elles sont ne sont pas, dans la mesure où je le sais, une qualité très répandue dans l'espèce humaine...
"Plutôt mourir que réfléchir" et c'est ce que font beaucoup trop de gens font, remarquaient à un siècle de distance Arthur Schoepenhauer et Bertrand Russell.
En général, sans une intervention extérieure, la plupart des yahous surnommés humains sont engagés dans un jeu sans fin d'auto-justifications qui tourne sur lui-même et ne tire de la réalité que les éléments qui conviennent à la comédie humaine...
À moins d'une catastrophe existentielle ou autre. Ou de l'influence bénéfique d'un autre et à la condition qu'une relation de confiance ait auparavant été établie.
Enfin permettez-moi de signaler au passage que les événements historiques ou biographiques ne sont correctement explicable (ici c'est l'historien qui parle) qu'en tenant compte de trois facteurs:
1. la nécessité – contraintes connues empiriquement ou les lois de la nature découvertes par les sciences,
2. l’intentionnalité – la liberté et la volonté des hommes,
3. le hasard – facteur le plus souvent ignoré, oublié, méprisé et mis de côté…
Et comme par hasard (justement! ;) ), c'était sur ces points que portaient mes récents propos publics: "...dans le brouillard: matière à réflexion..." http://climenole.wordpress.com/2009/07/12/dans-le-brouillard-matiere-a-reflexion/
Telles sont les réflexions que je tire de votre article par ailleurs excellent.


